• Le fantastique

    Vous trouverez ici des ressources concernant la séquence sur les nouvelles fantastiques : 

    le coin des lecteurs : suggestions de livres, BD, mangas en lien avec la séquence. 

    Retrouvez une liste de nouvelles fantastiques ici

    - le coin des cinéphiles : suggestions de film en lien avec la séquence. 

    - le coin des chercheurs : suggestions de pistes de réflexions complémentaires, d'exposés facultatifs. 

    - le coin des artistes : suggestions de tableaux, images en lien avec la séquence. 

     

    Toutes les oeuvres et recherches documentaires proposées peuvent faire l'objet d'un court exposé oral si vous le souhaitez. Rendez-vous dans la partie Méthodologie pour vous aider dans la construction de l'exposé. 

    Ne perdez tout de même pas de vue l'objectif principal : enrichir votre culture personnelle et vous amuser tout en découvrant de nouveaux horizons ! 

    Bonnes découvertes ! 

  • Lorsque le personnage de cette nouvelle s'endort, il croit se réveiller dans une grange, auprès de sa femme décédée. Rêve ou réalité ? Le cauchemar ne fait que commencer... 

    Retrouvez cette excellente nouvelle dans le recueil de nouvelles "Au bord du précipice". Je peux vous le prêter sur simple demande. 

    Le coin des lecteurs - Paille humide, Matheson


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  • Voici la liste des textes que je vous propose de lire dans la rubrique " Le fantastique". Ces lectures sont classées par thème. 

    Histoires de revenants : 

    La morte amoureuse de Théophile Gautier

    Vera de Villiers de L'isle-Adam,

    Apparition de Maupassant

    La maison, Maurois,

    Lui ?, Maupassant

     

    Objets étranges et inquiétants : 

    Le portable noir, Molla , 

    Le pied de la Momie,Théophile Gautier,

    *  Le jeu du bouton, Matheson

    Le veston ensorcelé de Buzzati

    Le reveille-matin, Roch Carrier, 

    Jeu, Roald Dahl

    L'enregistrement, Alexandre Grine

    * La photographie, Sternberg 

    * La cafetière, Théophile Gautier,

    Le portrait ovale, Edgard Allan Poe,

    La main d'écorché, Maupassant, 

     

    Des personnages fantastiques : 

    Le Horla, de Maupassant

    Le chat noir, Edgar Allan Poe

    Le monstre, Buzzati

     

    Rêves et Angoisses nocturnes : 

    La maison de Maurois

    Nocturne, Henri Gougaud

    La fenêtre d'en face, Henri Gougaud

    Paille humide, Matheson

     

    Doubles "maléfiques" : 

    * Frritt-Flacc de Jules Verne

    Au bord du précipice, Matheson

     

    Expériences traumatisantes : 

    Un fou ? de Maupassant 

    Le Horla, de Maupassant


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  • Alors qu'il est au restaurant, un homme s'adresse à Don comme s'il le connaissait depuis toujours. Don ne l'a jamais vu. Simple quiproquo ou situation franchement angoissante ??? Vous le saurez en lisant cette nouvelle courte et très bien écrite. 

    Je vous prêter un recueil qui contient cette nouvelle sur simple demande. 


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  • Lorsque Pauline trouve un téléphone par hasard, sa vie bascule ! Elle devient complice sans le savoir, d'évènements étranges et bouleversants... 

    J'ai un coup de coeur pour cette petite nouvelle simple et bien menée. A lire ici

     


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  • Le coin des lecteurs - Le pied de la momie, Théophile Gautier

    Lorsque le narrateur achète un pied de momie chez un antiquaire, d'étranges évènements ont lieu la nuit... 

    Une nouvelle intrigante et mystérieuse, un classique du genre. 

    Vous pouvez la lire ici


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  • Et si on vous proposait 50 000 dollars en échange d'une petite pression sur un mystérieux bouton ? Un bouton qui déclenche la mort de quelqu'un, quelque part dans le monde. Accepteriez-vous de tuer un inconnu pour de l'argent ? 

    Cette nouvelle est inquiétante et intrigante.  Elle en dit long sur le genre humain. C'est une excellente nouvelle. 

    Vous pouvez la lire ici


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  • Un homme achète une veste et découvre qu'il a un incroyable pouvoir : de l'argent apparaît sans cesse dans sa poche. Mais ce cadeau incroyable est-il sans conséquences ? Vous le découvrirez en lisant cette nouvelle qui est une de mes préférées.

    Le coin des lecteurs - Le veston ensorcelé de Buzzati

    Vous pouvez lire cette nouvelle ici


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  • Un ministre américain et sa famille achètent à Lord Canterville son château et tout ce qu'il contient... fantôme compris. Mais la famille Otis n'a vraiment pas peur des fantômes. Alors, lorsqu'un spectre qui a l'habitude de terroriser tout le monde se trouve confronté à deux jumeaux qui ne pensent qu'à lui jouer de mauvais tours, il est plus que déconcerté.

    C'est un récit drôle et facile à lire. Je peux vous prêter ce livre sur simple demande. 

    Vous pouvez aussi voir l'adaptation française de 2016  ( mais le livre est bien mieux ! ) 


    Le Fantôme de Canterville
    Le Fantôme de Canterville Bande-annonce VF


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  • Vous aimez les histoires de fantômes ? Voici une liste de films et livres qui peuvent vous plaire  :

    Des livres et nouvelles : 

    - La maison, André Maurois. Lire la nouvelle ici 

    - Mon bisaïeul, Aloysius Bertrand - Poème à lire ici

    - Lui ?, Maupassant. Lire la nouvelle ici

    - Le fantôme de Canterville - Lire la présentation ici 

    - La morte amoureuse de Gautier, Lire la nouvelle ici

    - Apparition, Maupassant, Lire la nouvelle ici

    - Vera,  De l'Isle Adam, lire la nouvelle ici

     

    Des films ( attention certains peuvent être effrayants, regardez les bandes annonces avant si vous êtes sensibles) 

    - Les autres, Amenabar  - Bande annonce ici ( disponible à la médiathèque)

    - Ghost, Jerry Zucker - Bande annonce ici  ( disponible à la médiathèque)

    - L'orphelinat, Bayona - Bande annonce ici ( disponible à la médiathèque) 

    - Apparences de Robert Zemeckis - Bande annonce ici ( disponible à la médiathèque) 

    - Beetle Juice  de Tim Burton - Bande annonce ici

    - Ring de Hideo Nakata - Bande annonce ici ( disponible à la médiathèque) 

    - Le fantôme de l'opéra de Schumacher - Bande annonce ici (disponible à la médiathèque) 

    - Sixième Sens de Shyamalan- Bande annonce ici 

    - Hypnose de David Koepp - Bande annonce ici 

    - Hantise de Jean De Bonte - Bande annonce ici 

    - Paranormal Activity de Orel Peli - Bande annonce ici (disponible à la médiathèque) 

    - Poltergeist de Hooper Tob - Bande annonce ici 

    - Gothika de Kasovitz - Bande annonce ici (disponible à la médiathèque) 


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  • Un réveil peut-il avoir des désirs, des sentiments, des émotions ? Vous le découvrirez en lisant cette nouvelle étrange mais drôle. 

    Vous pouvez la lire ici. 


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  • Jeu

    L’enfant s’aperçut qu’il palpait avec sa paume une coupure, déjà ancienne, au sommet de son genou. Il se pencha pour l’examiner de près. Une croûte, cela le fascinait toujours ; attrait irrésistible où se mêlait un peu de provocation.
    « Oui, se dit-il, je vais l’arracher, même si c’est trop tôt, même si ça colle encore dans le milieu. Tant pis si j’ai très mal ! »
    Tâtant d’un doigt prudent les bords de l’escarre, il y glissa le bout de l’ongle, la souleva — oh ! à peine — et soudain, sans la moindre résistance, la belle croûte brune se détacha tout entière, laissant à sa place un joli petit cercle de peau rose et lisse.
    « Bien, très bien ! » Frottant la cicatrice, il n’éprouva aucune douleur. Il prit la croûte, la posa sur sa cuisse et, d’une chiquenaude, l’envoya valser sur le bord du tapis. Tiens ! Comme il était grand, ce tapis, bien plus grand que la pelouse du tennis, oh ! bien plus ! Noir, rouge et jaune, il couvrait toute l’entrée, depuis l’escalier où l’enfant était accroupi, jusqu’à la porte de la maison, là-bas, très loin. Il le regardait sans grand plaisir, d’un air sérieux, comme s’il le voyait pour la première fois. Et, soudain, phénomène étrange, les couleurs parurent s’animer et lui sautèrent à la figure en l’éblouissant. Vraiment bizarre !
    « J’ai compris, pensa l’enfant, voilà : les parties rouges du tapis, ce sont des braises, des charbons ardents. Si je les touche, je brûle, oui, je brûle, et même je meurs carbonisé. Et les parties noires, voyons ?... Des serpents, c’est ça, d’horribles serpents venimeux, des tas de vipères et des cobras gros comme des troncs d’arbres. Si j’en touche un seul, ils me piquent, ils me tuent et je meurs avant l’heure du goûter. Mais si j’arrive à traverser de bout en bout ce dangereux tapis, sans être brûlé ni piqué, alors, demain, pour mon anniversaire, on me fera cadeau d'un petit chien."
    Pour avoir un meilleur aperçu de cette jungle aux entrelacs de couleur et de mort, il se leva et grimpa un peu plus haut. Appuyant sur la rampe son visage grave — deux larges yeux bleus sous une frange blond-blanc, un petit menton aigu — l’enfant scruta longuement le tapis. Voyons, pouvait-il tenter l’aventure ? Il n’avait le droit de marcher que sur du jaune, mais encore fallait-il qu’il y en ait assez. Il pesa sérieusement les risques : le jaune, par endroit, paraissait bien mince, il existait même de dangereux espaces sans jaune du tout, mais, pourtant, il semblait bien continuer sans interruption jusqu'au bout du tapis. Et puis, quoi ? Hier encore, qui avait parcouru triomphalement la longue allée pavée de briques, entre les écuries et le jardin d'hiver, sans toucher du pied un seul joint ? Peuh ! Après un tel exploit, ce tapis ne devait pas présenter de difficultés insurmontables. Mais, ces serpents ! Rien que d'y penser, de petits courants de peur l'électrisaient, frissons légers comme des piqûres d'épingles qui couraient le long de ses mollets et lui chatouillaient la plante des pieds.
    Il descendit lentement les marches et se plaça au bord du tapis. Là, il avança un petit pied chaussé d’une sandale et le posa délicatement sur un motif jaune, puis le second vint rejoindre le premier. Il y avait juste assez de place, sur ce jaune, pour s’y tenir les pieds joints. Voilà qui était fait ! Il était en route ! Son visage éclatant, à l'ovale très pur, se crispait, plus pâle que de coutume. Les bras étendus de chaque côté du corps pour maintenir son équilibre, il leva la jambe bien haut, au-dessus d'un menaçant trou noir, visant du bout de l'orteil une petite bordure jaune, de l'autre côté. Le second pas accompli, tendu, nerveux, il s'arrêta pour respirer.
    L'étroite bande jaune, devant lui, avait au moins cinq mètres de long. Il prit son temps, avançant avec précaution, comme un funambule sur une corde raide. Cette bande se terminait, sur le côté, en arabesques qui l'obligèrent à enjamber un sinistre enchevêtrement de rouge et de noir. A mi-chemin, il trébucha, battant follement des bras, comme un moulin à vent, mais réussit à retrouver son équilibre et à atteindre la rive opposée. Là, il s'arrêta, essoufflé, pour prendre un repos bien mérité. Les muscles contractés par l'effort, il avait continuellement marché sur les pointes, les bras en croix et les poings serrés, sain et sauf sur cette grande île jaune. Il était tranquille, sûr de ne pas tomber dans le vide. Que ce repos était agréable ! Comme il aurait voulu rester toujours sur ce jaune rassurant, à l'abri du danger. Mais, troublé, soucieux, il voulait mériter le petit chien en allant jusqu'au bout. Quittant sa calme retraite, il se décida à reprendre le voyage.
    Il avançait très lentement, s'arrêtant à chaque pas pour calculer l'endroit exact où poser le pied. A un certain moment, il eut le choix entre deux routes, l'une à droite, l'autre à gauche. Il préféra la gauche, plus difficile pourtant, parce qu'elle comportait moins de noir. C'est ce noir, surtout, qui l'effrayait .D'un rapide coup d'œil, il mesura le chemin parcouru.
    Impossible de reculer maintenant, le plus difficile était fait, presque la moitié. Inutile de tenter une fuite en sautant de côté, le tapis était trop large. Non, il fallait continuer coûte que coûte. Mais devant tout ce rouge et ce noir qui lui restait à vaincre, il fut pris de panique, la même folle terreur au creux de la poitrine que l'an dernier, à Pâques, quand il s'était égaré dans le coin le plus sombre d'un bois.
    Allons, encore un pas. Il posa le pied sur le seul petit morceau de jaune à sa portée. Cette fois, à peine un centimètre le séparait d'un abîme noir. Non, il ne le touchait pas, il en était sûr, il voyait bien le mince filet jaune au bout de sa semelle. Pourtant, comme s'il avait senti l'approche de l'ennemi, le serpent ondula, dressa sa tête cruelle aux petits yeux brillants, prêt à mordre au moindre frôlement.
    "Je ne vous touche pas ! Il ne faut pas me mordre ! Vous voyez bien que je ne vous touche pas ! "
    Silencieusement, un autre serpent se glissa près du premier, dressant lui aussi sa tête menaçante: deux têtes, deux paires d'yeux guettaient maintenant ce petit coin de chair sans défense, à nu, devant la bride et la sandale. L'enfant terrorisé, se hissa sur les pointes, et de longues minutes s'écoulèrent avant qu'il osât respirer ni bouger.
    Le pas suivant était difficile, un vrai pas de géant. Il fallait franchir, en ce point le plus large, ce fleuve ondoyant et noir qui traversait le tapis de bout en bout. Essayer de sauter ? Non, il n'était pas certain d'atterrir sur l'étroite bande jaune, de l'autre côté. L'enfant prit une profonde inspiration, souleva lentement, lentement , la jambe, l'étendit le plus possible, très, très loin devant lui , l'abaissa petit à petit et posa enfin le bout du pied sur le bord d'une île jaune. Alors, il se pencha pour reporter en avant tout le poids de son corps et ramener l'autre pied, sans y parvenir. Ses jambes étaient trop ouvertes. Impossible de revenir en arrière. Il faisait le grand écart, il était coincé. Il baissa les yeux. A ses pieds, la profonde rivière noire et mouvante s'enroulait, rampait, glissait, brillant d'un sinistre éclat visqueux. Il vacilla, agitant frénétiquement les bras pour retrouver son équilibre, mais en vain. Il commençait à perdre pied.
    Il inclinait vers la droite. Inexorablement, il inclinait vers la droite, lentement, puis de plus en plus vite. Au dernier moment, il étendit instinctivement la main pour amortir sa chute. Il vit alors cette main nue s'enfoncer dans la masse grouillante, d'un noir luisant. Il poussa un long cri d'épouvante.
    Au-dehors, sous le soleil, loin derrière la maison, la mère était à la recherche de son enfant.

    Roald Dahl, Bizzare bizzare, 1997


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  • Dans cette nouvelle, l'assassin se trouvera puni d'une drôle de manière... 

    Lisez cette courte nouvelle mystérieuse et très bien écrite ici : 

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  • NOCTURNE

    Je m’appelle Julius Canahan et je désire que mon nom bientôt s’efface avec ma vie. Désormais je me sens en ce monde comme un vieux corbeau englué, piégé, trop fatigué pour espérer une quelconque délivrance. Ce monde, pourtant, Dieu m’est témoin que j’ai tenté de le comprendre. J’ai aimé les hommes, ces animaux étranges, mes semblables. J’ai passionnément étudié leurs gestes, leurs comportements, leurs manières d’être : je suis ethnologue — ou plutôt, je le fus. Car aujourd’hui j’abandonne l’étude comme un soldat trop durement blessé abandonne le champ de bataille. Je ne veux plus rien savoir. Vous comprendrez peut-être pourquoi, au terme de ma douloureuse histoire.

    Il y a quelques années, feuilletant avec délectation un bel ouvrage de mythologie populaire que venait de m’offrir ma femme, je découvris un conte arabe dont le charme serein me ravit. Ce conte disait à peu près ceci : un jour, un pauvre paysan d’Ispahan, accablé de fatigue et de chaleur, s’assit dans son jardin à l’ombre d’un figuier, contempla un instant sa vieille maison couleur de terre ensoleillée, se laissa bercer par un chant de source et s’endormit.

    Alors, un rêve étrange le visita. Il fut tout à coup transporté dans une ville inconnue, magnifique et populeuse. Errant par les ruelles il parvint au bord d’un vaste fleuve que traversait un pont de pierre. Contre le parapet de ce pont il aperçut une borne, et près de cette borne, dans une niche dissimulée par une touffe d’herbe, il vit un immense trésor. Alors, sans trop savoir comment, il sut qu’il était dans la grande cité du Caire, en Egypte, et son rêve s’effaça. Or, cet homme simple croyait à la clairvoyante magie des songes. À peine éveillé, il ferma donc sa porte à double tour et s’en fut pour la lointaine ville aux mille minarets. Il y parvint après des semaines de marche aventureuse et la découvrit telle qu’il l’avait vue dans son sommeil. Mais sur le pont, près de la borne, à la place du trésor si clairement rêvé, il ne vit qu’un vieil homme misérable qui lui tendit une main tremblante, espérant un croûton de pain.

    Alors, désespéré, à bout de forces et de ressources, il voulut se jeter dans le fleuve. Le mendiant le retint durement, lui demandant pourquoi il désirait mourir, par un si beau temps. Le rêveur déçu lui conta sa malheureuse aventure. « Tu es un insensé, répliqua son compagnon. J’ai moi-même cent fois rêvé que je me trouvais à Ispahan, devant une maison couleur de terre ensoleillée à la façade ornée d’un cadran solaire à demi effacé. Près de cette maison poussait un figuier et, creusant sous ce figuier, je découvrais un grand sac de pièces d’or. Mais je ne crois pas aux songes clairvoyants, et je n’ai pas quitté ma tanière. Tu aurais dû faire comme moi. » Ces mots illuminèrent l’œil du pauvre paysan qui reconnut, à la description faite, sa maison, et son figuier. Il revint aussitôt à Ispahan, creusa sous l’arbre désigné et trouva la fortune promise, dont il jouit en paix jusqu’à la fin de ses jours. Ainsi finit la légende. Je la pris d’abord pour une belle et sage parabole : toute richesse est en soi, il est vain de la chercher ailleurs, telle était, me semblait-il, sa simple morale. Puis je découvris que ce conte apparemment inoffensif était universel : partout dans le monde il fut autrefois exactement dit, son décor seul étant différemment colorié, selon les pays et les climats. Cela m’intrigua, je ne sais pourquoi.

    Enfin le jour vint où moi, Julius Canahan, je fis le songe du paysan d’Ispahan. Je me trouvais à Vérone, en Italie. Au bout d’une ruelle pavée bordée d’arcades de pierre blonde je parvenais sur une petite place paisible et somnolente. Un platane vénérable était planté en son milieu. Dans son ombre vaste trouée de rais de lumière, près de la boutique d’un coiffeur, je découvrais une haute façade étroite et rose. Au pied de cette façade m’attendait un sac de voyage en cuir noir plein à ras bord de billets de banque neufs, soigneusement empilés.

    A peine éveillé je racontai ce rêve à ma femme. Il nous fut un sujet de plaisanterie. Le charme subtil du conte m’avait décidément enivré. Ma chère Aurélia me contempla avec un émerveillement tendrement ironique, quant à moi je ne parvins pas tout à fait à considérer mon voyage nocturne avec le détachement amusé qui eût certainement convenu. Ce rêve était de ceux qui s’imposent avec une étrange puissance, bien au-delà du sommeil. Et puis je n’étais jamais réellement allé à Vérone. Comment pouvais-je en avoir une image aussi précise ? Quand, le lendemain, je m’éveillai à nouveau habité par le même songe exactement répété, Aurélia ne pensa plus à sourire. Elle sut aussitôt, considérant mon œil vague et mon front barré de rides, que j’avais décidé de partir, toutes affaires cessantes, pour Vérone. Je devais absolument visiter cette ville blonde et grise déjà trop familière, ne serait-ce que pour vérifier l’exactitude de ma vision.En fait, l’aurais-je voulu, il m’était impossible de ne pas suivre jusqu’à son terme le chemin de la légende.

    Je partis donc. Je découvris Vérone — est-il nécessaire de le préciser ? — telle que je l’avais vue en songe. Moi qui me perds toujours dans les villes inconnues je trouvai sans faute la ruelle pavée bordée d’arcades et la petite place somnolente, et la haute maison rose, près de la boutique du coiffeur. Là, à l’ombre étroite de la façade, une vieille femme tricotait tranquillement, assise sur une chaise basse. Dans un italien approximatif qui l’amusa beaucoup, je lui racontai mon rêve, et elle me conta le sien, avec une application touchante. Elle décrivit très exactement mon appartement, puis j’appris qu’un homme viendrait bientôt frapper à ma porte et déposer à mes pieds une confortable fortune. « Dans mon rêve, précisa-t-elle, il était tout souriant, tout gris, tout pâle. Mais quelle importance ? Tout cela, c’est du tissu dont on fait le vent. » Je la remerciai et m’en fus d’un pas serein. J’aurais dû être bouleversé. Je ne fus même pas surpris. À vrai dire, je n’aurais pas été plus insouciant si l’on m’avait gavé de pilules euphorisantes. Le soir même je pris le train pour Paris.

    Le lendemain en fin de matinée, j’étais de retour chez moi. C’est alors que je faillis mourir de douleur et d’effroi. L’appartement était de fond en comble ravagé. Sur le plancher de la chambre ma femme gisait, morte, enveloppée dans un drap sanglant. Des cambrioleurs nocturnes l’avaient assassinée. Des jours abominables qui suivirent je ne dirai rien, pardonnez-moi. Aurélia serait encore vivante si je n’étais pas allé à Vérone. Et je n’aurais jamais connu cet homme souriant, gris et pâle, qui m’apporta, dans un sac de voyage en cuir noir, le montant de l’assurance-vie que ma chère compagne avait contractée, dans sa jeunesse — une confortable fortune dont je n’ai que faire, errant désormais en ce monde comme au fond d’un labyrinthe, sous le soleil noir des souvenirs invivables.

    Henri Gougaud, Départements et territoires d’outre-mort, Nouvelles, Editions du Seuil, 1991


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    La photographie.

     

    Le coin des lecteurs - La photographie, Sternberg

    Il y avait quelques mois que j'avais acquis cette photographie. Collée sur un morceau de contre-plaquée, elle envahissait presque tout un mur et, bien souvent, je me demandais pourquoi je ne la remplaçais pas ; je ne lui trouvais rien de bien remarquable et en général je n'appréciais guère la photo.

    A la rigueur, on pouvait lui trouver quelque chose d'insolite, une impression diffuse qui me dérangeait parce que, justement, je ne voyais pas exactement pourquoi je jugeais cette image insolite. Elle représentait un grand lac, vraiment très banal, avec en arrière-plan une colline déserte pas moins banale. La photo était en noir et blanc, le ciel uniformément gris sale. Sur le lac, on voyait une barque, perdue au loin, minuscule.

    Je mis un certain temps à me rendre à l'évidence, même si elle me paraissait difficile à accepter : la barque, de semaine en semaine, avançait. C'est ainsi. Inexorablement, se déplaçant dans un espace temps impossible à définir, la barque grandissait parce qu'elle avançait sur le lac, venue de quelque lointain rivage pour se diriger vers le bord extérieur du cliché. Autant dire vers moi.

    Un jour, je pus distinguer deux personnages dans la barque. L'un ramait, l'autre assis plus en avant semblait ne rien faire. Quelque temps plus tard, d'autres détails me rentrèrent dans le regard. C'était un homme aux bras nus qui ramait et le personnage placé à la proue ne pouvait être qu'une femme.

    Comme la barque se dirigeait vers moi, chaque jour qui passait donnait du poids, de la présence aux deux personnages. Mais seule la femme m'intéressait. Jusqu'au moment où l'inquiétude, puis l'effroi s'en mêlèrent parce que je la reconnaissais.

    Impossible de la confondre avec une autre : ses longs cheveux raides et blonds, ses yeux si froids qu'ils paraissaient éteints, son corps trop massif et menaçant dans son immobilité, tout en elle me donnait froid dans le dos. Surtout qu'elle me dévisageait les yeux dans les yeux, sans aucune trace de sentiment, et sur ses genoux il y avait un fusil dont le canon également me lorgnait de son œil de cyclope meurtrier. Une de ses mains semblait caresser tendrement la gâchette.

    Comment ne pas la reconnaître et me souvenir de tout sans trembler ? J'avais eu une brève liaison avec elle, l'hiver dernier ; au printemps, excédé, je rompais, emporté par une brutalité qui ne me ressemblait pas et, dès cet instant, avec une froideur sauvage, elle s'était juré d'avoir un jour ma peau.

    Jacques Sternberg, Histoires à mourir de vous (1991).

     

      

     

     


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  • LA FENÊTRE D’EN FACE, Henri Gougaud

    Avant que le vent ne la froisse, avant que la pluie ne l’aveugle, peut-être trouvera-ton cette lettre que je lancerai par la fenêtre, comme un oiseau délivré, une fois dite mon aventure. Je ne me fais pas d’illusions : je sais qu’elle est incroyable. Je suppose même, quand elle sera connue, que l’on pourra douter de mon existence palpable. Or, à l’honnête homme dont la raison ébranlée exigera des preuves, je veux dire ceci : si vous ne craignez pas les certitudes vertigineuses, montez au septième étage, numéro huit, rue Paradis et poussez la porte. Je vous attends. Mais d’abord, écoutez : J’habitais l’immeuble en face il y a un an, un jour, un siècle, je ne sais. Je me souviens qu’une nuit d’été caniculaire, rêvant, avant d’aller dormir, sur le balcon de ma chambre dans la brise délicieuse, je remarquai de l’autre côté de la rue une fenêtre ouverte sur une pièce chaudement éclairée. J’en fus surpris : d’ordinaire, derrière ces murs, n’apparaissaient entre deux rideaux mal joints que des recoins d’appartements fatigués, de salles à manger désuètes, de cuisines étroites où s’affairaient mollement des femmes sans grâce. Or, sur la façade grise, la demeure entrevue était d’une étrange et sournoise richesse. Une bibliothèque vitrée et des tableaux apparemment anciens couvraient les murs. Sous le plafond orné de moulures extravagantes une haute lampe de bronze au chapeau de tissu brun posée sur un vaste et vieux bureau encombré d’objets hétéroclites illuminait le crâne d’un vieillard qui semblait écrire furieusement, entre deux remparts de livres entassés. Je me pris, je crois, à envier ce vieil érudit dans son repaire feutré. Quand il leva la tête et me regarda l’œil perçant par-dessus ses lunettes cerclées de fer, je lui souris. Un instant plus tard, craignant d’être indiscret, je tirai les rideaux et me couchai. Je fis un cauchemar au cours duquel l’étrange bonhomme aperçu jouait un rôle assez sinistre. Le lendemain matin, j’épiai à nouveau la même fenêtre, de l’autre côté de la rue. Elle était fermée. Je n’attendis pas longtemps. Une vieille femme au visage bouffi l’ouvrit bientôt toute grande. Alors un malaise bref m’assaillit et je sentis mon cœur trébucher soudain. La pièce baignée de soleil n’était pas celle que j’avais vue, découpée dans la nuit, sous la lumière franche de la lampe. Ce n’était maintenant qu’une chambre étroite aux murs délavés, succinctement meublée d’une chaise et d’un lit défait. Dans un coin, derrière un paravent de papier peint criard, on devinait un lavabo. Rien d’autre. J’examinai la façade. Deux fenêtres étaient immédiatement visibles de mon balcon. L’une éclairait une cage d’escalier, l’autre était forcément celle que j’avais observée. Une erreur était improbable. Alors je décidai que j’avais été victime de quelque hallucination, ce qui me mit pour la journée de fort mauvaise humeur. Heureusement, un travail urgent m’obligea à reléguer le malaise dans les recoins les plus lointains de mon esprit. Mais la nuit revenue, à l’instant d’aller dormir, je ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil de l’autre côté de la rue. Je n’aurais jamais dû. Sur le mur d’en face, dans son repaire richement meublé d’objets curieux et de livres aux reliures fauves, près de sa lampe de bronze allumée, le vieil homme était assis. Il n’écrivait pas. Les bras croisés sur la table, il semblait m’attendre. Dès que j’apparus sur mon balcon, il me fit un signe. Etrangement, je ne fus pas surpris. Je le saluai. Alors dans la nuit paisible, j’entendis son rire de crécelle et sa voix cordiale m’interpeller : – Venez, venez donc ! Au septième, la porte en face. Je n’hésitai pas un instant à accepter l’invitation. Quoique je ne me souvienne pas avoir quitté mon appartement et gravi l’escalier de son immeuble, je le fis sans prendre le temps de m’habiller décemment et me retrouvai, vêtu de ma seule robe de chambre, devant sa porte entrouverte, où sa voix un peu chevrotante m’accueillit : – Entrez, entrez, mon bon monsieur. Vous êtes le bienvenu ! J’obéis. Un parfum de grenier bizarrement attendrissant m’envahit, comme si je pénétrais dans la mémoire paisible d’une très vieille maison, hors des tempêtes du monde. L’homme, appuyé à son bureau, me regarda venir à lui et me tendit une main chaleureuse. Il était petit, voûté, infiniment plus vieux que je ne l’imaginais, mais tout à fait vigoureux et souriant. Un peu honteux de mon accoutrement sommaire, je bredouillai quelques excuses auxquelles il n’accorda pas la moindre attention. Il me fit asseoir dans un vaste fauteuil et me dit, l’air prodigieusement intéressé : – Votre balcon est un point d’observation remarquable, mon bon monsieur. Peut- être ma question vous paraîtra-t-elle saugrenue, mais dites-moi, avez-vous déjà vu la fenêtre de cette pièce ouverte en plein jour ? Je ne pus que lui faire part de ma curieuse hallucination, et de ma perplexité. L’homme m’écouta avec une extrême émotion et poursuivit à voix fiévreuse : – Vous n’avez été victime d’aucune illusion. Savez-vous ce qui m’arrive chaque fois que l’aube paraît ? Je m’endors. Et je m’éveille au crépuscule, devant mes livres. Etrange, n’est-ce pas ? Bientôt vous connaîtrez cela, Dieu merci, vous connaîtrez cela. Il y a un an, un siècle, je ne sais, j’habitais votre appartement. Un jour je fis la même observation que vous : la chambre de bonne le matin, la bibliothèque le soir. Inutile de vous expliquer ce que j’ai ressenti, et ce que j’ai fait, puisque vous avez suivi le même chemin que moi. Mon prédécesseur en ces lieux était un vieil acariâtre qui m’abandonna sans un mot de réconfort. Je ne serai pas aussi cruel, mon bon monsieur. Au fait, est-ce toujours la même soubrette assez jolie qui ouvre cette fenêtre tous les matins ? Je pris le vieillard pour un mystificateur. Il s’en aperçut. Alors, posément, il me dit ceci : – A l’aube, je serai parti, je ne sais pour quelle destination. Vous me remplacerez. Telle est la loi qui sévit ici. Ne perdez pas de temps à tenter de vous évader. Chaque fois que vous essaierez d’ouvrir la porte, vous vous endormirez infailliblement. Toutes les nuits vous devez recopier les livres qui encombrent ces murs sur des feuilles de papier constamment renouvelées, par je ne sais qui. Vous les trouverez tous les soirs sur votre bureau, à la place de votre travail de la veille, qui aura disparu. Je sais, c’est absurde. D’autant que ces ouvrages sont dénués d’intérêt. Ce sont des dictionnaires. Le vieillard dans son fauteuil se laissa submerger par une profonde rêverie. – J’ai beaucoup réfléchi, dit-il, au sort qui nous est fait. A mon avis, cette pièce est un lieu de communication entre deux mondes. Une sorte de guichet, si vous voulez. Oui, je crois que pour les vivants d’un autre espace nous jouons le modeste rôle de fonctionnaires informateurs. Il doit y en avoir d’autres, des milliers d’autres, un peu partout. Je me levai, décidé à prendre la fuite. Je ne me souviens pas avoir atteint la porte. Je me réveillai assis devant le vieux bureau. J’entendis une voix étrangère, dans mon dos, qui disait : – Vous avez intérêt à travailler ferme. Chaque fois que vous serez tenté de faire la grève, vous serez pris d’une insupportable migraine. Bonsoir monsieur. Je me retournai. J’étais seul. Je n’ai jamais cessé depuis de l’être, et de travailler. Mon appartement, de l’autre côté de la rue, est maintenant occupé par un couple de jeunes gens qui se soucie peu de regarder par la fenêtre. Si vous ne pouvez croire à mon histoire, si vous doutez de mon existence palpable, si vous voulez des preuves enfin, je ne peux mieux dire : montez au septième étage, numéro huit, rue Paradis, et poussez la porte. Je vous attends.

     


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  • Le narrateur a-til bien vu les objets et les portraits prendre vie cette nuit là ? Aurait-il rêvé ? A t-il perdu la tête ? Faites-vous votre propre opinion en lisant cette nouvelle étrange et mystérieuse. 

    Vous pouvez lire la nouvelle ici.

    Le coin des lecteurs - La cafetière de Théophile Gautier

     


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  • Une peinture peut-elle prendre vie ? Un portrait peut-il aspirer la vie de son modèle ? Le mystère reste entier dans cette nouvelle de l'écrivain anglais. 

    Vous pouvez lire cette nouvelle ici

    Le coin des lecteurs - Le portrait ovale d'Edgard Allan Poe


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  • Peut-on contrôler les objets, les hommes, les animaux ? le magnétisme existe-t-il ? C'est la question que se pose le narrateur dans cette étrange nouvelle. 

    Vous pouvez la lire ici 

    Le coin des lecteurs - Un fou ? de Maupassant


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  • Lorsque le narrateur adopte un beau chat noir, Pluton, son humeur change mystérieusement. Il devient violent,agressif... Le chat y serait-il pour quelque chose ? 

    Cette nouvelle angoissante et effrayante est un classique de la littérature anglaise. 

    vous pouvez la lire ici ou écouter la version audio ici

    Le coin de lecteurs - Le chat noir d'Edgar Allan Poe


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  • Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

    C'est un bon film, bien ficelé, angoissant et inquiétant. Daniel Radcliffe ( Harry Potter) joue plutôt bien et on le suit volontiers dans son étrange et effrayante aventure. 


    La Dame en noir
    La Dame en noir Bande-annonce VF


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  • "Quand vient la nuit et que l'on se retrouve seul, certaines pensées resurgissent et envahissent l'esprit, occultant tout le reste." Assaillis par le trouble, doutant de leurs capacités à discerner le vrai du faux: voilà l'état dans lequel sont plongés les personnages de ces nouvelles! Ghitta Freilaber a-t-elle vraiment vu un monstre dans le grenier de la maison? Cet homme, sec et froid, qui converse avec un enfant candide, fait-il réellement face à celui qu'il était trente-cinq ans plus tôt, à la faveur d'un incroyable saut dans le temps? Quant à cet autre, confronté à une série d'incidents, est-il victime d'une prémonition néfaste ou de sa propre crédulité ?

    Le coin des lecteurs - Nouvelles étranges et inquiétantes de Dino Buzzati

     

    Je peux vous prêter ce recueil sur simple demande. 


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  • Le coin des lecteurs - Mauvais sangs, Sarah Cohen-Scali

    C'est un recueil de nouvelles angoissantes, surprenantes et très noires. Les élèves de 4e apprécient toujours ce recueil très accessible et qui se dévore en un rien de temps. 


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  • « Au moment même où mes yeux allaient se fermer malgré moi, elle a surgi. Une espèce de masse informe qui a déchiré le rideau de pluie et s'est jetée sur le capot de ma voiture. J'ai pilé sec. Pendant quelques secondes, le hurlement des freins a couvert le grondement du tonnerre. »

    Après Mauvais Sangs, ce nouveau recueil fantastique plonge le lecteur dans des univers où la frontière entre raison et folie disparaît, où l'horreur est au rendez-vous à chaque coin de rue...

    Huit nouvelles pour frissonner d'angoisse...

    ( source : Flammarion) 

    Le coin des lecteurs - Mauvais délires, Sarah-Cohen Scali


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  • Le coin des lecteurs - Lui ? de Maupassant

    Dans cette nouvelle inquiétante et angoissante, le narrateur est rongé par la peur et l'angoisse. Pourquoi ? A cause de Lui...

    Vous pouvez lire cette nouvelle ici

    Je peux aussi vous prêter un recueil de nouvelles contenant ce texte.

    Vous pouvez écouter la version audio de la nouvelle.  


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  • Les fantômes existent-ils ? Peut-on les aider à partir en paix ? Le narrateur lui-même a encore des doutes ... 

    Vous pouvez lire cette courte nouvelle pleine de mystères ici

    Vous pouvez aussi écouter la version audio 

    Je peux aussi vous prêter la nouvelle version papier. 

    Le coin des lecteurs - Apparition de Maupassant


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  • Est-il sain de posséder la main d'un mort ? Une main coupée peut-elle tuer ? Qu'en penserez-vous après avoir lu cette nouvelle mystérieuse et effrayante ? 

    Vous pouvez lire cette nouvelle ici

    Vous pouvez écouter la version audio

    Je peux aussi vous prêter un recueil qui contient cette nouvelle.

    Le coin des lecteurs - La main d'écorché, Maupassant


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  • Prairie, une jeune femme aveugle,  a disparu il y a sept ans. On la retrouve alors qu'elle a tenté de se suicider en se jetant d'un pont. Lorsque ses parents vont la chercher à l'hôpital ils font une découverte surprenante : leur fille a retrouvé la vue ! Tout le monde veut savoir ce qui est arrivé à la jeune femme mais sont-ils prêts à entendre l'incroyable histoire que Prairie va raconter ? 

    C'est une excellente série, palpitante et mystérieuse. Disponible sur Netflix. 


    The OA
    The OA - saison 1 Bande-annonce VF


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  • Les châteaux abandonnés, manoirs hantés, légendes étranges ont passionné les écrivains et lecteurs dans toute l'Europe au 19e siècle. 

    Faites des recherches sur la littérature fantastique au 19e siècle et présentez vos trouvailles à la classe : définition littéraire du fantastique et origine de ce courant littéraire,, oeuvres célèbres, thèmes et légendes exploitées... 

    Bonnes recherches ! 

    Le coin des chercheurs - La littérature fantastique au 19e siècle

     

     


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  • Un jeune inspecteur enquête sur des meurtres suspects dans un petit village de fermier : les victimes sont retrouvées sans tête. La légende d'un mystérieux cavalier sans tête qui roderait la nuit intrigue l'inspecteur qui décide d'en savoir plus... 

    Un film intriguant, très bien fait avec un Jonhy Depp très convaincant. 

     


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  • Anna vit seule avec son fils, loin de son mari qui était violent avec eux. Devenue très protectrice, elle achète un baby phone pour entendre son fils. Mais les bruits étranges qu'elle entend ne viennent pas de la chambre de son fils...

    Un film angoissant, qui vous laissera le doute jusqu'au bout. Un vrai film fantastique, magnifiquement interprété par Noomi Rapace. A ne pas regarder seul ! 

     


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