• Classes de 4e : 

    Lien vers les nouvelles à lire : cliquez ici.

    Vous pouvez lire des choses en plus et consigner vos lectures sur le cahier du lecteur. cela sera évalué en bonus. 

     

    Classes de 3e

    - Lien vers la leçon de grammaire G1 : cliquez ici

     


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  • Voici des petites cartes à distribuer aux groupes lorsque vous fonctionnez en ilots. Je n'invente rien, je me suis inspirée des cartes de notre super collègue de la Légèreté des lettres  ( cliquez ici). Les groupes changent dès qu'un ilot obtient 20/20. 

    La case "rôles" correspond aux différentes tâches attribuées à chacun. Je vous renvoie à l'article que j'ai rédigé sur le sujet. 

    Lien pour accéder au téléchargement : https://drive.google.com/file/d/118waqYK3kssVXpl89PaxrJ2D7mwskLAy/view?usp=sharing

     

     

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  • Cela fait des années que je propose aux élèves un diaporama pour présenter le réalisme dans les arts : je leur montre des affiches de film, des tableaux, des sculptures. Ils font des remarques et disent si les oeuvres sont réalistes selon eux ( sans définition préalable). Je note leurs observations au tableau au fur et à mesure et à la fin de la séance ils font une synthèse. Nous complétons au fur et à mesure de la séquence grâce aux textes de Maupassant. Après cette séance d'introduction, nous étudions Aux champs dans le détail. La Parure est lue à la maison et étudiée en classe sous forme de parcours de lecture. D'autres nouvelles de Maupassant sont données en lecture cursive. 

    Cette année, j'ai eu envie de faire cette séance en autonomie pour introduire les groupes et m'assurer que tous les élèves s'investissent. J'ai donc adapté mon diaporama pour créer une grande "Enquête" au cours de laquelle les élèves ont découvert le courant réaliste. 

    Mise en place :

    Des enveloppes "mission" sont disposées sur le bureau :   les élèves les prennent au fur et à mesure. Seul un élève par groupe est autorisé à se déplacer.

    L'ordre des missions importe peu (sauf pour la mission finale qui doit être faite en dernier). Cela évite de tout imprimer en 29 exemplaires ( chaque élève a sa propre carte mentale par contre). Les feuilles sont plastifiées et les élèves écrivent dessus avec un feutre effaçable. Pour que tous les élèves puissent voir les fiches, il faut prévoir que le groupe prend deux fiches missions identiques en même temps ( sinon deux élèves lisent la mission et les autres attendent...). Il faut prévoir une quantité suffisante d'exemplaires de chaque mission pour éviter qu'un groupe se retrouve sans rien ! ( j'ai imprimé 10 exemplaires de la mission lecture par exemple car c'est la plus longue). 

    Enseignant - Les élèves mènent l'enquête ! ( séance d'introduction au réalisme)

    Voici le tableau des missions et mes objectifs pédagogiques : 

    La mission finale est une carte mentale à compléter (à télécharger ici). Pour la mission BONUS, je demanderai aux groupes qui terminent en premier d'écrire un paragraphe de synthèse à partir de leur carte mentale. Je m'en sers pour proposer une leçon "classique" à la classe ( que je tape pour gagner du temps). 

    Télécharger « ENQUETE objectifs + films.pdf »

    Cliquez ici pour télécharger le document en format PDF 

    Cliquez ici pour accéder à la version modifiable des activités ( pensez à dupliquer le canva avant de le modifier ! merci). 

    Comptez 4h pour mener à bien cette activité et faire un retour collectif sur la carte mentale finale. Cela prend du temps mais ça vaut le coup ! La séquence sera déjà bien entamée ! Les élèves ont adoré ce travail et me réclament d'autres activités de ce genre ! J'ai adoré les voir réfléchir et construire leur définition du réalisme. Remplir la carte mentale a été vraiment facile pour la majorité des groupes ; ils ont vraiment bien compris les caractéristiques du réalisme. Je suis vraiment satisfaite de cette première expérience de " Les élèves mènent l'enquête" qui ne sera sans doute pas la dernière ! 

    Si vous utilisez mon travail n'hésitez pas à me faire des retours, cela m'intéresse beaucoup ! 

     

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  • Aujourd'hui, grande ébullition chez mes 4e ! Nous avons fait un jeu concours avec un petit cadeau à la clef ! 

    J'ai craqué hier chez Action sur les petits carnets Disney à spirales. Parfaits pour faire de beaux cahiers de lecteurs et/ou d'écrivain l'année prochaine ! Un cadeau super chouette et pas cher en plus : 1 euro 79 ! Allez, c'est parti ! Mais il fallait bien trouver une excuse pour leur faire gagner un petit lot ! 

    J'ai donc réutilisé le superbe Genially qu'une collègue a très généreusement partagé sur Facebook. Merci beaucoup à elle ! C'est un quizz Disney sur les figures de style. 

    A l'origine, le jeu était conçu pour être fait à distance avec des lycéens. Je l'ai adapté à la Toussaint pour mes 3e avec quelques phrases en moins (et quelques Disney en plus parce que préparer ses cours en écoutant des chansons Disney c'est un plaisir que je ne me refuse pas!).

    Voici la version diaporama présentée aux 3e. J'ai donné aux élèves les phrases sur feuille pour qu'ils gardent une trace. Ils ont adoré l'exercice mais c'était quand même un peu dense ( mais je n'arrive pas à me résoudre à enlever des chansons !). 

     

    Pour mes 4e, j'ai fait une version plus courte et une version QCM pour pouvoir faire le jeu concours. Nous avons travaillé les figures de style tout au long de l'année et ce jeu était une bonne occasion de faire le point sur tout ce qui avait été vu. Je leur ai distribué une leçon assez classique avec des exemples comme synthèse de l'année. 

    Le but du jeu était de finir les 20 questions le plus vite possible ! Le petit truc qui les a bien embêtés c'est que s'ils se trompaient ils revenaient au début ! Il fallait donc réfléchir, lire la leçon et s'appliquer pour ne pas se tromper.

    La séance a super bien fonctionné ! Les élèves étaient hyper concentrés et ont beaucoup utilisé la leçon. Ils n'ont pas cliqué n'importe comment ; au contraire parfois ils n'osaient pas cliquer ! C'était rigolo d'entendre les réactions quand l'un d'eux se trompait et devait tout recommencer ! J'ai adoré les regarder faire et les voir chanter et danser en silence en lisant les paroles !

    J'ai été contente aussi parce que le jeu a duré 20-25 minutes. J'avais peur que les meilleurs élèves finissent en cinq minutes et qu'il n'y ait pas de réelle compétition. Mais ça a été super, et pourtant il y a beaucoup d'hétérogénéité dans la classe.  La peur de se tromper et de perdre du temps a vraiment poussé tout le monde a vérifier à deux fois avant de se lancer ! Je pense que l'apprentissage a été efficace !

    Deux élèves ont fini exactement au même moment, à deux endroits opposés de la salle ( par chance j'avais prévu deux carnets ;) ). Les autres élèves ont fini dans les cinq minutes qui ont suivi. Aucune jalousie et pas de mauvais esprit : tous étaient contents d'avoir joué même s'ils n'ont pas gagné ( mais je n'ai pas choisi la classe au hasard non plus, ce sont de chouettes gamins). J'étais assez contente aussi parce que les deux élèves qui ont gagné ne sont pas ceux que j'aurais imaginé ; les dés n'étaient jetés d'avance et ça m'a vraiment fait plaisir ! 

    Nous avons utilisé le temps restant pour revoir ensemble toutes les figures de style et les commenter. On a même eu le temps de regarder une des petites vidéos bonus que l'on débloque en finissant le jeu. Chouette séance de fin d'année ! :) 

    Les vainqueurs étaient vraiment ravis de leur petit carnet et ont promis de l'utiliser l'année prochaine. Une petite séance de dédicaces a clôturé ce chouette moment ! ( lien vers les petits carnets ici) 


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  • Cette année a été éprouvante pour tout le monde et j'avais envie d'une activité de clôture bienveillante et positive, à l'instar des petits stickers que j'avais créés en décembre pour clôturer l'année 2020. 

    Et comme juin c'est aussi le moment des révisions ( moment un peu masochiste durant lequel on se rend compte que nos chers petits élèves ont oublié beaucoup de choses vues durant l'année ^^), j'ai créé les révisions bienveillantes ! 

    C'est quoi des révisions bienveillantes ? 

    L'exercice est tout bête : il s'agit d'écrire des phrases en suivant des contraintes grammaticales. 

    Le petit plus c'est que chaque phrase est destinée à un camarade. Ce doit être quelque chose de gentil, pas hypocrite mais simplement humain et respectueux. J'ai bien insisté sur le fait qu'il n'était pas demandé de mentir : si on n'apprécie pas particulièrement le camarade auquel on doit écrire, on peut tout simplement lui souhaiter de bonnes vacances, un bon repos. Lorsque j'ai expliqué les règles, une élève a dit " On n'est pas obligé de dire 'je t'aime' mais au moins 'je te respecte'". J'ai beaucoup aimé son intervention. 

    Dans la pratique comment ça se passe ? 

    - La disposition des élèves

    On peut garder la disposition de classe habituelle mais moi j'ai choisi de faire un grand rond . Le matin on a poussé les tables et les chaises mais l'après-midi nous étions dehors, à l'ombre et au frais. Certains élèves étaient par terre, d'autres sur des chaises, chacun a fait comme il a voulu. 

    Nous avons réussi à écrire une vingtaine de phrases en une heure. On peut imaginer deux groupes si on a beaucoup d'élèves. 

    - L'explication de ma démarche 

    J'ai fait cette séance avec la 4e dont je suis PP dont le conseil était le soir-même et une classe de 3e que j'aime beaucoup. Je voulais faire cette séance avant que chacun ne s'échappe ( sans dire au revoir parfois :( ). 

    J'avais fait un petit genially pour guider tout ça. 

    Enseignants : Les révisions bienveillantes pour se dire au revoir tout en douceur !

     

    Le petit speech de départ a suscité des "ooooh c'est trop mignon" :  "L'été approche ! Cette année vous avez appris beaucoup et pas que grâce à vos professeurs ! Vos camarades aussi vous ont beaucoup apporté, par leur simple présence. Amis ou pas, les autres sont une richesse pour grandir ! Il est temps de se dire "au revoir et merci". C'est le moment aussi de réviser et de faire le point sur les acquis ! Nous allons donc écrire des phrases à contraintes pour refaire le tour des notions vues cette année ! C'est parti pour des révisions bienveillantes !"

    - L'organisation de la séance

    Chaque élève reçoit une feuille blanche ou de couleur sur laquelle il écrit son nom en gros ( mais pas trop non plus) . Les élèves peuvent faire une belle calligraphie et décorer mais il faut que cela aille vite. Sinon on n'a pas le temps d'écrire ! 

    Ensuite on fait passer la feuille à droite. 

    Je donne la première consigne d'écriture : il s'agit d'écrire une phrase non verbale. Cette phrase doit être destinée à l'élève dont on a reçu la feuille. Ce doit être une phrase bienveillante. On peut choisir de signer son petit mot ou pas. Il n'y a aucune obligation. On peut écrire en diagonale, en couleurs, comme on veut tant que c'est lisible ! 

    Lorsque je donne la consigne, un élève doit rapidement redonner la définition de la phrase non verbale.

    Quand je donne le signal, chacun fait passer la feuille à sa droite. 

    Et c'est parti pour la deuxième consigne ! ( j'ai balayé toutes les notions vues sur la phrase, les temps simples et composés et quelques figures de style. Pour les troisième il y avait aussi des subordonnées . Par exemple " Ecrire une proposition subordonnée conjonctive complétive dont la proposition principale est "j'espère"). 

    A la fin de la séance, chacun a écrit sur la feuille de tous ses camarades. Ca fait un beau souvenir à garder précieusement ! 

    Il y a eu un petit moment lecture et ils pouvaient aussi rajouter des choses sur les feuilles de leurs copains ( sans avoir à respecter de contraintes!)

    Retour d'expérience

    Les élèves ont adoré cette séance ! Ils étaient vraiment heureux de pouvoir écrire des petits mots à leurs camarades. Ils étaient très émus à la fin en récupérant leur propre feuille. C'était très émouvant, un beau moment de partage. Beaucoup m'ont remerciée. 

    Au départ les élèves sont un peu destabilisés, ils cherchent leurs idées. ils font un peu de bruit et regardent ce que fait le voisin pour trouver des idées. Mais au bout de quelques minutes, ils sont pris par l'exercice et ça roule. 

    Les élèves ont vraiment joué le jeu des contraintes grammaticales. Je pense qu'elles n'étaient pas toujours bien respectées, parfois ils se sont corrigés entre eux mais ce n'est pas très grave. Ils ont ré-entendu les termes et les définitions, c'est déjà ça de pris ! L'aspect grammatical était plus un prétexte qu'autre chose bien sûr ! 

    Je n'ai pas résisté au plaisir d'écrire aussi. Je suis toujours frustrée dans les bulletins car on ne peut pas toujours tout dire. J'étais heureuse de pouvoir être un peu plus familière et amicale dans mes petits mots. Les élèves étaient aussi très heureux de pouvoir m'écrire. Je suis ressortie avec une belle feuille pleine de mots doux et le sourire jusqu'aux oreilles :) 

    Voici le genially support si ça peut vous donner des idées ! Il n'est pas forcément indispensable d'avoir un support , l'improvisation ça marche bien aussi ! C'est ce que j'ai fait quand nous avons fait cours dehors ! On peut aussi laisser les élèves faire des propositions ! A vous de voir ! 

     

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  • LA FENÊTRE D’EN FACE, Henri Gougaud

    Avant que le vent ne la froisse, avant que la pluie ne l’aveugle, peut-être trouvera-ton cette lettre que je lancerai par la fenêtre, comme un oiseau délivré, une fois dite mon aventure. Je ne me fais pas d’illusions : je sais qu’elle est incroyable. Je suppose même, quand elle sera connue, que l’on pourra douter de mon existence palpable. Or, à l’honnête homme dont la raison ébranlée exigera des preuves, je veux dire ceci : si vous ne craignez pas les certitudes vertigineuses, montez au septième étage, numéro huit, rue Paradis et poussez la porte. Je vous attends. Mais d’abord, écoutez : J’habitais l’immeuble en face il y a un an, un jour, un siècle, je ne sais. Je me souviens qu’une nuit d’été caniculaire, rêvant, avant d’aller dormir, sur le balcon de ma chambre dans la brise délicieuse, je remarquai de l’autre côté de la rue une fenêtre ouverte sur une pièce chaudement éclairée. J’en fus surpris : d’ordinaire, derrière ces murs, n’apparaissaient entre deux rideaux mal joints que des recoins d’appartements fatigués, de salles à manger désuètes, de cuisines étroites où s’affairaient mollement des femmes sans grâce. Or, sur la façade grise, la demeure entrevue était d’une étrange et sournoise richesse. Une bibliothèque vitrée et des tableaux apparemment anciens couvraient les murs. Sous le plafond orné de moulures extravagantes une haute lampe de bronze au chapeau de tissu brun posée sur un vaste et vieux bureau encombré d’objets hétéroclites illuminait le crâne d’un vieillard qui semblait écrire furieusement, entre deux remparts de livres entassés. Je me pris, je crois, à envier ce vieil érudit dans son repaire feutré. Quand il leva la tête et me regarda l’œil perçant par-dessus ses lunettes cerclées de fer, je lui souris. Un instant plus tard, craignant d’être indiscret, je tirai les rideaux et me couchai. Je fis un cauchemar au cours duquel l’étrange bonhomme aperçu jouait un rôle assez sinistre. Le lendemain matin, j’épiai à nouveau la même fenêtre, de l’autre côté de la rue. Elle était fermée. Je n’attendis pas longtemps. Une vieille femme au visage bouffi l’ouvrit bientôt toute grande. Alors un malaise bref m’assaillit et je sentis mon cœur trébucher soudain. La pièce baignée de soleil n’était pas celle que j’avais vue, découpée dans la nuit, sous la lumière franche de la lampe. Ce n’était maintenant qu’une chambre étroite aux murs délavés, succinctement meublée d’une chaise et d’un lit défait. Dans un coin, derrière un paravent de papier peint criard, on devinait un lavabo. Rien d’autre. J’examinai la façade. Deux fenêtres étaient immédiatement visibles de mon balcon. L’une éclairait une cage d’escalier, l’autre était forcément celle que j’avais observée. Une erreur était improbable. Alors je décidai que j’avais été victime de quelque hallucination, ce qui me mit pour la journée de fort mauvaise humeur. Heureusement, un travail urgent m’obligea à reléguer le malaise dans les recoins les plus lointains de mon esprit. Mais la nuit revenue, à l’instant d’aller dormir, je ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil de l’autre côté de la rue. Je n’aurais jamais dû. Sur le mur d’en face, dans son repaire richement meublé d’objets curieux et de livres aux reliures fauves, près de sa lampe de bronze allumée, le vieil homme était assis. Il n’écrivait pas. Les bras croisés sur la table, il semblait m’attendre. Dès que j’apparus sur mon balcon, il me fit un signe. Etrangement, je ne fus pas surpris. Je le saluai. Alors dans la nuit paisible, j’entendis son rire de crécelle et sa voix cordiale m’interpeller : – Venez, venez donc ! Au septième, la porte en face. Je n’hésitai pas un instant à accepter l’invitation. Quoique je ne me souvienne pas avoir quitté mon appartement et gravi l’escalier de son immeuble, je le fis sans prendre le temps de m’habiller décemment et me retrouvai, vêtu de ma seule robe de chambre, devant sa porte entrouverte, où sa voix un peu chevrotante m’accueillit : – Entrez, entrez, mon bon monsieur. Vous êtes le bienvenu ! J’obéis. Un parfum de grenier bizarrement attendrissant m’envahit, comme si je pénétrais dans la mémoire paisible d’une très vieille maison, hors des tempêtes du monde. L’homme, appuyé à son bureau, me regarda venir à lui et me tendit une main chaleureuse. Il était petit, voûté, infiniment plus vieux que je ne l’imaginais, mais tout à fait vigoureux et souriant. Un peu honteux de mon accoutrement sommaire, je bredouillai quelques excuses auxquelles il n’accorda pas la moindre attention. Il me fit asseoir dans un vaste fauteuil et me dit, l’air prodigieusement intéressé : – Votre balcon est un point d’observation remarquable, mon bon monsieur. Peut- être ma question vous paraîtra-t-elle saugrenue, mais dites-moi, avez-vous déjà vu la fenêtre de cette pièce ouverte en plein jour ? Je ne pus que lui faire part de ma curieuse hallucination, et de ma perplexité. L’homme m’écouta avec une extrême émotion et poursuivit à voix fiévreuse : – Vous n’avez été victime d’aucune illusion. Savez-vous ce qui m’arrive chaque fois que l’aube paraît ? Je m’endors. Et je m’éveille au crépuscule, devant mes livres. Etrange, n’est-ce pas ? Bientôt vous connaîtrez cela, Dieu merci, vous connaîtrez cela. Il y a un an, un siècle, je ne sais, j’habitais votre appartement. Un jour je fis la même observation que vous : la chambre de bonne le matin, la bibliothèque le soir. Inutile de vous expliquer ce que j’ai ressenti, et ce que j’ai fait, puisque vous avez suivi le même chemin que moi. Mon prédécesseur en ces lieux était un vieil acariâtre qui m’abandonna sans un mot de réconfort. Je ne serai pas aussi cruel, mon bon monsieur. Au fait, est-ce toujours la même soubrette assez jolie qui ouvre cette fenêtre tous les matins ? Je pris le vieillard pour un mystificateur. Il s’en aperçut. Alors, posément, il me dit ceci : – A l’aube, je serai parti, je ne sais pour quelle destination. Vous me remplacerez. Telle est la loi qui sévit ici. Ne perdez pas de temps à tenter de vous évader. Chaque fois que vous essaierez d’ouvrir la porte, vous vous endormirez infailliblement. Toutes les nuits vous devez recopier les livres qui encombrent ces murs sur des feuilles de papier constamment renouvelées, par je ne sais qui. Vous les trouverez tous les soirs sur votre bureau, à la place de votre travail de la veille, qui aura disparu. Je sais, c’est absurde. D’autant que ces ouvrages sont dénués d’intérêt. Ce sont des dictionnaires. Le vieillard dans son fauteuil se laissa submerger par une profonde rêverie. – J’ai beaucoup réfléchi, dit-il, au sort qui nous est fait. A mon avis, cette pièce est un lieu de communication entre deux mondes. Une sorte de guichet, si vous voulez. Oui, je crois que pour les vivants d’un autre espace nous jouons le modeste rôle de fonctionnaires informateurs. Il doit y en avoir d’autres, des milliers d’autres, un peu partout. Je me levai, décidé à prendre la fuite. Je ne me souviens pas avoir atteint la porte. Je me réveillai assis devant le vieux bureau. J’entendis une voix étrangère, dans mon dos, qui disait : – Vous avez intérêt à travailler ferme. Chaque fois que vous serez tenté de faire la grève, vous serez pris d’une insupportable migraine. Bonsoir monsieur. Je me retournai. J’étais seul. Je n’ai jamais cessé depuis de l’être, et de travailler. Mon appartement, de l’autre côté de la rue, est maintenant occupé par un couple de jeunes gens qui se soucie peu de regarder par la fenêtre. Si vous ne pouvez croire à mon histoire, si vous doutez de mon existence palpable, si vous voulez des preuves enfin, je ne peux mieux dire : montez au septième étage, numéro huit, rue Paradis, et poussez la porte. Je vous attends.

     


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  • NOCTURNE

    Je m’appelle Julius Canahan et je désire que mon nom bientôt s’efface avec ma vie. Désormais je me sens en ce monde comme un vieux corbeau englué, piégé, trop fatigué pour espérer une quelconque délivrance. Ce monde, pourtant, Dieu m’est témoin que j’ai tenté de le comprendre. J’ai aimé les hommes, ces animaux étranges, mes semblables. J’ai passionnément étudié leurs gestes, leurs comportements, leurs manières d’être : je suis ethnologue — ou plutôt, je le fus. Car aujourd’hui j’abandonne l’étude comme un soldat trop durement blessé abandonne le champ de bataille. Je ne veux plus rien savoir. Vous comprendrez peut-être pourquoi, au terme de ma douloureuse histoire.

    Il y a quelques années, feuilletant avec délectation un bel ouvrage de mythologie populaire que venait de m’offrir ma femme, je découvris un conte arabe dont le charme serein me ravit. Ce conte disait à peu près ceci : un jour, un pauvre paysan d’Ispahan, accablé de fatigue et de chaleur, s’assit dans son jardin à l’ombre d’un figuier, contempla un instant sa vieille maison couleur de terre ensoleillée, se laissa bercer par un chant de source et s’endormit.

    Alors, un rêve étrange le visita. Il fut tout à coup transporté dans une ville inconnue, magnifique et populeuse. Errant par les ruelles il parvint au bord d’un vaste fleuve que traversait un pont de pierre. Contre le parapet de ce pont il aperçut une borne, et près de cette borne, dans une niche dissimulée par une touffe d’herbe, il vit un immense trésor. Alors, sans trop savoir comment, il sut qu’il était dans la grande cité du Caire, en Egypte, et son rêve s’effaça. Or, cet homme simple croyait à la clairvoyante magie des songes. À peine éveillé, il ferma donc sa porte à double tour et s’en fut pour la lointaine ville aux mille minarets. Il y parvint après des semaines de marche aventureuse et la découvrit telle qu’il l’avait vue dans son sommeil. Mais sur le pont, près de la borne, à la place du trésor si clairement rêvé, il ne vit qu’un vieil homme misérable qui lui tendit une main tremblante, espérant un croûton de pain.

    Alors, désespéré, à bout de forces et de ressources, il voulut se jeter dans le fleuve. Le mendiant le retint durement, lui demandant pourquoi il désirait mourir, par un si beau temps. Le rêveur déçu lui conta sa malheureuse aventure. « Tu es un insensé, répliqua son compagnon. J’ai moi-même cent fois rêvé que je me trouvais à Ispahan, devant une maison couleur de terre ensoleillée à la façade ornée d’un cadran solaire à demi effacé. Près de cette maison poussait un figuier et, creusant sous ce figuier, je découvrais un grand sac de pièces d’or. Mais je ne crois pas aux songes clairvoyants, et je n’ai pas quitté ma tanière. Tu aurais dû faire comme moi. » Ces mots illuminèrent l’œil du pauvre paysan qui reconnut, à la description faite, sa maison, et son figuier. Il revint aussitôt à Ispahan, creusa sous l’arbre désigné et trouva la fortune promise, dont il jouit en paix jusqu’à la fin de ses jours. Ainsi finit la légende. Je la pris d’abord pour une belle et sage parabole : toute richesse est en soi, il est vain de la chercher ailleurs, telle était, me semblait-il, sa simple morale. Puis je découvris que ce conte apparemment inoffensif était universel : partout dans le monde il fut autrefois exactement dit, son décor seul étant différemment colorié, selon les pays et les climats. Cela m’intrigua, je ne sais pourquoi.

    Enfin le jour vint où moi, Julius Canahan, je fis le songe du paysan d’Ispahan. Je me trouvais à Vérone, en Italie. Au bout d’une ruelle pavée bordée d’arcades de pierre blonde je parvenais sur une petite place paisible et somnolente. Un platane vénérable était planté en son milieu. Dans son ombre vaste trouée de rais de lumière, près de la boutique d’un coiffeur, je découvrais une haute façade étroite et rose. Au pied de cette façade m’attendait un sac de voyage en cuir noir plein à ras bord de billets de banque neufs, soigneusement empilés.

    A peine éveillé je racontai ce rêve à ma femme. Il nous fut un sujet de plaisanterie. Le charme subtil du conte m’avait décidément enivré. Ma chère Aurélia me contempla avec un émerveillement tendrement ironique, quant à moi je ne parvins pas tout à fait à considérer mon voyage nocturne avec le détachement amusé qui eût certainement convenu. Ce rêve était de ceux qui s’imposent avec une étrange puissance, bien au-delà du sommeil. Et puis je n’étais jamais réellement allé à Vérone. Comment pouvais-je en avoir une image aussi précise ? Quand, le lendemain, je m’éveillai à nouveau habité par le même songe exactement répété, Aurélia ne pensa plus à sourire. Elle sut aussitôt, considérant mon œil vague et mon front barré de rides, que j’avais décidé de partir, toutes affaires cessantes, pour Vérone. Je devais absolument visiter cette ville blonde et grise déjà trop familière, ne serait-ce que pour vérifier l’exactitude de ma vision.En fait, l’aurais-je voulu, il m’était impossible de ne pas suivre jusqu’à son terme le chemin de la légende.

    Je partis donc. Je découvris Vérone — est-il nécessaire de le préciser ? — telle que je l’avais vue en songe. Moi qui me perds toujours dans les villes inconnues je trouvai sans faute la ruelle pavée bordée d’arcades et la petite place somnolente, et la haute maison rose, près de la boutique du coiffeur. Là, à l’ombre étroite de la façade, une vieille femme tricotait tranquillement, assise sur une chaise basse. Dans un italien approximatif qui l’amusa beaucoup, je lui racontai mon rêve, et elle me conta le sien, avec une application touchante. Elle décrivit très exactement mon appartement, puis j’appris qu’un homme viendrait bientôt frapper à ma porte et déposer à mes pieds une confortable fortune. « Dans mon rêve, précisa-t-elle, il était tout souriant, tout gris, tout pâle. Mais quelle importance ? Tout cela, c’est du tissu dont on fait le vent. » Je la remerciai et m’en fus d’un pas serein. J’aurais dû être bouleversé. Je ne fus même pas surpris. À vrai dire, je n’aurais pas été plus insouciant si l’on m’avait gavé de pilules euphorisantes. Le soir même je pris le train pour Paris.

    Le lendemain en fin de matinée, j’étais de retour chez moi. C’est alors que je faillis mourir de douleur et d’effroi. L’appartement était de fond en comble ravagé. Sur le plancher de la chambre ma femme gisait, morte, enveloppée dans un drap sanglant. Des cambrioleurs nocturnes l’avaient assassinée. Des jours abominables qui suivirent je ne dirai rien, pardonnez-moi. Aurélia serait encore vivante si je n’étais pas allé à Vérone. Et je n’aurais jamais connu cet homme souriant, gris et pâle, qui m’apporta, dans un sac de voyage en cuir noir, le montant de l’assurance-vie que ma chère compagne avait contractée, dans sa jeunesse — une confortable fortune dont je n’ai que faire, errant désormais en ce monde comme au fond d’un labyrinthe, sous le soleil noir des souvenirs invivables.

    Henri Gougaud, Départements et territoires d’outre-mort, Nouvelles, Editions du Seuil, 1991


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  • Avec ce petit cahier d'activités, partez à l'aventure pour devenir le héros que vous avez toujours rêvé d'être ! 

    Vous trouverez dans ce petit livre ludique des textes sur les monstres et des exercices pour progresser en français :  des exercices de vocabulaire, des questions de compréhension de lecture et une petite rédaction. 

    Voici l'introduction pour vous donner envie de tenter l'aventure :

    " Tu as lu bien des fois cette phrase : « Il était une fois... ». Cette phrase magique qui ouvre la porte à des personnages et des aventures extraordinaires. Enfant, tu rêvais de rencontrer le prince valeureux et la princesse parfaite. Toi aussi tu voulais affronter des monstres effrayants et fascinants et montrer ta valeur. Seulement voilà, tu es grand maintenant et tu es loin d'être un héros...

    Tu vis avec ta mère dans une vieille bicoque et tu ne sais rien faire à part pêcher...des algues ! Ta mère s'occupe de tout pour toi et tu ne sais même pas faire cuire un plat de haricots !

    Pire encore, tu as peur de tout et la moindre araignée te fait sauter au plafond. Un bon matin, ta mère décide qu'il est temps pour toi de devenir quelqu'un : elle te met à la porte et te met au défi de réaliser tes rêves d'enfants.

    Comme tu écoutes toujours ta maman (et que tu n'as pas vraiment le choix), tu décides donc de partir à l'aventure.

    Qui sait, tu reviendras peut-être chez toi en héros..."

     

    C'est une activité que j'ai pris beaucoup de plaisir à créer, j'espère qu'elle vous plaira ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaire.

     

    Bon travail et bonne route ! 

     

     

    Télécharger « LDVELH Vaillant petit pêcheur.pdf »

    Télécharger « LDVELH Vaillant petit pêcheur.odg »

     

     


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  • Voici un module complet pour comprendre et manipuler la proposition subordonnée relative.

     

    Enrichir et organiser sa phrase : la proposition subordonnée relative

    Exercices pour aller plus loin :

    -Créer une proposition relative pour éviter les répétitions : ici, ici

    - Utiliser le bon pronom relatif : ici , ici et ici

    - Reconnaître une proposition subordonnée relative : trois exercices sur ortholud

    - Exercices divers sur lingolia

    - Accord du participe passé avec un pronom relatif

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  • Dans cette nouvelle, l'assassin se trouvera puni d'une drôle de manière... 

    Lisez cette courte nouvelle mystérieuse et très bien écrite ici : 

    ou téléchargez le fichier en cliquant ici

     


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    La photographie.

     

    Le coin des lecteurs - La photographie, Sternberg

    Il y avait quelques mois que j'avais acquis cette photographie. Collée sur un morceau de contre-plaquée, elle envahissait presque tout un mur et, bien souvent, je me demandais pourquoi je ne la remplaçais pas ; je ne lui trouvais rien de bien remarquable et en général je n'appréciais guère la photo.

    A la rigueur, on pouvait lui trouver quelque chose d'insolite, une impression diffuse qui me dérangeait parce que, justement, je ne voyais pas exactement pourquoi je jugeais cette image insolite. Elle représentait un grand lac, vraiment très banal, avec en arrière-plan une colline déserte pas moins banale. La photo était en noir et blanc, le ciel uniformément gris sale. Sur le lac, on voyait une barque, perdue au loin, minuscule.

    Je mis un certain temps à me rendre à l'évidence, même si elle me paraissait difficile à accepter : la barque, de semaine en semaine, avançait. C'est ainsi. Inexorablement, se déplaçant dans un espace temps impossible à définir, la barque grandissait parce qu'elle avançait sur le lac, venue de quelque lointain rivage pour se diriger vers le bord extérieur du cliché. Autant dire vers moi.

    Un jour, je pus distinguer deux personnages dans la barque. L'un ramait, l'autre assis plus en avant semblait ne rien faire. Quelque temps plus tard, d'autres détails me rentrèrent dans le regard. C'était un homme aux bras nus qui ramait et le personnage placé à la proue ne pouvait être qu'une femme.

    Comme la barque se dirigeait vers moi, chaque jour qui passait donnait du poids, de la présence aux deux personnages. Mais seule la femme m'intéressait. Jusqu'au moment où l'inquiétude, puis l'effroi s'en mêlèrent parce que je la reconnaissais.

    Impossible de la confondre avec une autre : ses longs cheveux raides et blonds, ses yeux si froids qu'ils paraissaient éteints, son corps trop massif et menaçant dans son immobilité, tout en elle me donnait froid dans le dos. Surtout qu'elle me dévisageait les yeux dans les yeux, sans aucune trace de sentiment, et sur ses genoux il y avait un fusil dont le canon également me lorgnait de son œil de cyclope meurtrier. Une de ses mains semblait caresser tendrement la gâchette.

    Comment ne pas la reconnaître et me souvenir de tout sans trembler ? J'avais eu une brève liaison avec elle, l'hiver dernier ; au printemps, excédé, je rompais, emporté par une brutalité qui ne me ressemblait pas et, dès cet instant, avec une froideur sauvage, elle s'était juré d'avoir un jour ma peau.

    Jacques Sternberg, Histoires à mourir de vous (1991).

     

      

     

     

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  • Dans cette dictée tu vas travailler les notions suivantes : 

    - Le son -é à la fin des verbes 

    Les accords du participe passé 

     

    Revois les notions avant de faire la dictée. C'est une dictée auto-corrective à faire sur ordinateur mais si tu préfères, tu peux écrire sur une feuille. 


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  • Faire le portrait d'un personnage est un exercice difficile qui demande beaucoup d'entraînement. Cela demande du vocabulaire et de l'organisation. Voici quelques pistes pour vous aider... 

    Quelques conseils pour réussir : 

    - Faites des phrases courtes et simples dans un premier temps. Si vous maîtrisez la syntaxe vous pouvez vous permettre de faire des phrases plus complexes mais dans un premier temps visez la clarté et la simplicité. 

    - Chaque caractéristique physique doit être "utile". Dire que le personnage a un chapeau bleu, une cravate rouge, des chaussettes vertes et un pantalon noir n'a aucun intérêt si cela n'est pas utile pour mieux le mieux connaître. En revanche, préciser qu'il s'habille de façon colorée parce que c'est une personne excentrique, qui aime se faire remarquer donne de la profondeur et de l'intérêt à votre description. 

    - Pensez à organiser votre description ! Ne faites pas un catalogue de remarque désordonnées. Faites un plan ! ( ce conseil vaut pour toutes les rédactions ! Faites toujours un plan, même succinct !). Listez sur une feuille les caractéristiques de votre personnage, faites-le vivre dans votre esprit et organisez ensuite les idées en les numérotant.  En général, pour la description physique on décrit d'abord l'allure générale puis les parties du corps ( de haut en bas la plupart du temps mais vous pouvez choisir de faire l'inverse pour créer un effet de mystère, de suspense). 

    Leçon à lire : Lisez la leçon de mon collègue de Cours2français : cliquez ici

     

    Boîte à mots --> Trouvez le format qui vous convient le mieux pour apprendre : carte mentale, liste de mots...

    La description physique 

    Téléchargez ces deux très bonnes cartes mentales sur la description physique

    - Boîte à outils pour les Dys : créer un pantin descriptif 


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  • Le participe passé des verbes peut être utilisé seul comme adjectif ou avec un auxiliaire dans un temps composé. 

    Nous ne parlerons pas des règles d'accord du participe passé ici mais seulement de la formation du participe passé ; de sa forme "neutre", sans accord. 

    Pour savoir comment écrire la dernière syllabe du participe passé, on le met simplement au féminin. Si on entend une consonne au féminin c'est qu'elle est présente aussi au masculin : 

    - faire : fait > faite

    - prendre : pris > pris

    - offrir : offerte > offert 

    - dire : dite > dit 

    - unir : unie > uni

     

    Exercices : 

    - Choisir la bonne forme ( jeu de la taupe) 

    Repérer le participe passé ( jeu du labyrinthe) 

    - Distinguer infinitif et participe passé  

    Les terminaisons du participe passé (1) 

    Les terminaisons du participe passé (2)

    Exercices sur les verbes irréguliers 

     

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  • Voici une leçon claire sur la fonction apposition : 

    Exercices : 

    Complément du nom ou apposition ? 

    Repérer une apposition 

    Donner la classe grammaticale du mot ou groupe de mot mis en apposition


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  • Savoir repérer des expansions du nom 

    Exercice 1 

    Exercice 2

     

    Analyser des expansions du nom 

    Exercice 1

    Exercice 2

    Exercice 3

    Exercice 4

    Exercice 5 

    Exercice 6 


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